(Spécial dédicace à Fawlty Towers pour le titre !)
J'ai beau avoir eu de bons profs, ils (enfin surtout elles d'ailleurs) étaient obligées de suivre les programmes de langue, et donc ce n'est pas en France que j'ai choppé mon merveilleux "British accent".
Ce qui est amusant, c'est qu'à chaque expérience à l'étranger, j'ai amélioré mon anglais, d'une manière différente à chaque fois...
- En Angleterre : j'ai appris à comprendre l'anglais British tel qu'il est parlé au quotidien (et pas tel qu'utilisé par Tony Blair dans un discours - mon document oral du bac d'histoire géo en anglais), et j'ai appris à le parler, avec une grande progression en vocabulaire culinaire.
- En Chine: j'ai appris à comprendre d'autres accents : américains et australiens notamment, que je ne comprenais guère auparavant.
- En Birmanie: je progresse - enfin - à l'écrit ! Je désespérais un peu. Mon vocabulaire formel et professionnel s'enrichit, je ne confonds plus certains mots, et je maîtrise des orthographes qui provoquaient systématiquement des interrogations auparavant. Et, of course, j'augmente mon vocabulaire de Surf, collègues australiens oblige ! xD
Moralité : il faut voyager ! :-D
Kindle, mon amour
Juste avant de partir, Romain m'a offert un livre électronique, la Kindle d'Amazon, pour éviter de transporter 10 kg de livres jusqu'ici !
Vous connaissez mon amour pour les vrais livres, ceux en papier dans lesquels on laisse des miettes et des tâches de chocolat, alors je ne vais pas revenir sur tous ces petits plaisirs perdus avec le livre électronique, et je vais plutôt vous parler de ses avantages !
1) Ben effectivement, on transporte des tas de bouquins pour un poids et un encombrement inférieur à celui d'un livre de poche !
2) L'éclairage intégré. Et ouais, moi j'ai une version de luxe, la Kindle Paper White, qui a un éclairage intégré réglable. Je l'utilise assez peu, je préfère avoir une source de lumière extérieure, mais par exemple, dans l'avion, quand ils ont décrété qu'il fallait dormir mais que le sommeil vous fuit, c'est génial de pouvoir lire discrètement ! (et les lampes individualisées ? Honnêtement, elles sont là pour faire joli. Quand j'ai voulu l'allumer dans le Paris - New York - pas de Kindle à l'époque- je me suis faite fusiller du regard et je l'ai vite éteinte, passant ainsi de longues heures à ... Attendre dans le noir !).
3) Le système pour "tourner les pages". Il suffit de toucher la page très légèrement et on passe à la page suivante. Si on touche une certaine zone ça revient à la page suivante. Si on touche le haut de l'écran on a le menu. Simple, efficace, et j'apprécie de n'avoir besoin que d'un doigt pour le faire ! Qui ne s'est jamais retrouvé à coincer le livre sous son menton ou sous son coude pour pouvoir tourner la page parce que l'autre main est inaccessible ou qu'on est dans une position acrobatique-mais-confortable ?
4) Des livres gratuits. La plupart des classiques sont libres de droit et donc téléchargeables gratuitement. C'était l'occasion qui me manquait pour m'y mettre ! Pour l'instant j'ai lu:
- Le monde perdu, les exploits du Pr. Challenger
- Moby Dick
- L'appel de la forêt
- Et j'ai commencé l'Île au trésor.
5) La facilité de téléchargement ! En un click c'est fait, et le livre arrive sur la Kindle avant même que l'e-mail de confirmation n'arrive sur ma boîte de réception !
6) J'ai eu avec ma Kindle un bel étui en cuir rouge, elle est beeeeeelle ! Et ça permet de protéger l'écran.
7) Toutes les petites fonctionnalités qui rendent la lecture agréable: choix de la police et de sa taille, accès à un dictionnaire juste en appuyant sur le mot... Pratique !
Moralité: très agréable à utiliser et vraiment pratique pour voyager ! Si vous avez des recommandations de classiques à lire, n'hésitez pas ! :)
Vous connaissez mon amour pour les vrais livres, ceux en papier dans lesquels on laisse des miettes et des tâches de chocolat, alors je ne vais pas revenir sur tous ces petits plaisirs perdus avec le livre électronique, et je vais plutôt vous parler de ses avantages !
1) Ben effectivement, on transporte des tas de bouquins pour un poids et un encombrement inférieur à celui d'un livre de poche !
2) L'éclairage intégré. Et ouais, moi j'ai une version de luxe, la Kindle Paper White, qui a un éclairage intégré réglable. Je l'utilise assez peu, je préfère avoir une source de lumière extérieure, mais par exemple, dans l'avion, quand ils ont décrété qu'il fallait dormir mais que le sommeil vous fuit, c'est génial de pouvoir lire discrètement ! (et les lampes individualisées ? Honnêtement, elles sont là pour faire joli. Quand j'ai voulu l'allumer dans le Paris - New York - pas de Kindle à l'époque- je me suis faite fusiller du regard et je l'ai vite éteinte, passant ainsi de longues heures à ... Attendre dans le noir !).
3) Le système pour "tourner les pages". Il suffit de toucher la page très légèrement et on passe à la page suivante. Si on touche une certaine zone ça revient à la page suivante. Si on touche le haut de l'écran on a le menu. Simple, efficace, et j'apprécie de n'avoir besoin que d'un doigt pour le faire ! Qui ne s'est jamais retrouvé à coincer le livre sous son menton ou sous son coude pour pouvoir tourner la page parce que l'autre main est inaccessible ou qu'on est dans une position acrobatique-mais-confortable ?
4) Des livres gratuits. La plupart des classiques sont libres de droit et donc téléchargeables gratuitement. C'était l'occasion qui me manquait pour m'y mettre ! Pour l'instant j'ai lu:
- Le monde perdu, les exploits du Pr. Challenger
- Moby Dick
- L'appel de la forêt
- Et j'ai commencé l'Île au trésor.
5) La facilité de téléchargement ! En un click c'est fait, et le livre arrive sur la Kindle avant même que l'e-mail de confirmation n'arrive sur ma boîte de réception !
6) J'ai eu avec ma Kindle un bel étui en cuir rouge, elle est beeeeeelle ! Et ça permet de protéger l'écran.
7) Toutes les petites fonctionnalités qui rendent la lecture agréable: choix de la police et de sa taille, accès à un dictionnaire juste en appuyant sur le mot... Pratique !
Moralité: très agréable à utiliser et vraiment pratique pour voyager ! Si vous avez des recommandations de classiques à lire, n'hésitez pas ! :)
Vacances !
Voilà, c’est confirmé, je serai en Thaïlande du 18 au 28
Octobre en très bonne compagnie, ce qui me permettra aussi d’obtenir un nouveau
visa en rentrant à Yangon (le visa business-on-arrival qui est le mien ne
durant que 70 jours). A priori en rentrant je m’installerai chez Paul et
Marie-Caroline.
Il est maintenant possible (depuis quelques semaines
seulement) de passer la frontière Myanmar – Thaïlande sans passer par les airs
(pas l’inverse en revanche, à moins d’avoir déjà un visa birman). Mais vu les temps
de trajet, je pense que je prendrai l’avion : par aller de Yangon à Dawei,
la ville birmane à peu près au niveau de Bangkok, il y a déjà 24h de bus ou de
train…
Weekend, yaourts et lampe frontale
Ce weekend fut à la fois très bien et pas très bien - mais surtout très bien quand même.
Commençons avec la partie pas très bien. Quand l'électricité s'est coupée vendredi soir vers 21h, me laissant finir mes abdos dans le noir, et rapidement sans musique (durée de vie de l'ordinateur non branché : 15 minutes !), je me suis dit que vu l'heure, j'allais me doucher, me coucher et que ça reviendrait dans la nuit. J'ai même laissé les interrupteurs de ma chambre "fermés" en me disant "comme ça, quand l’électricité reviendra, ça me réveillera et je serai contente." Je n'ai pas cessé de me réveiller cette nuit là, mais toujours dans le noir. Quand le lendemain matin l'électricité n'était pas revenue, j'ai trouvé ça louche. Quand, à 14h, à mon retour du centre ville, c'était toujours le désert dans les prises, j'ai compris que ça ne reviendrait pas. Un lien avec la facture l'électricité à échéance du jour que j'ai remise à Care ? Probablement. Et quand, à 18h, j'ai dû visser la lampe frontale à ma tête, j'ai compris que la soirée allait être un brin longuette. Bon, cela m'a au moins permis de lire plein de trucs dans le routard et de bien avancer dans mon roman (Mody Dick depuis quelques semaines déjà).
Vivre sans lumière, sans musique, sans frigo, sans micro-onde, et sans ordinateur, ça va bien 5 minutes ! J'espère régler le problème au plus vite ! (sachant, de plus, que mon appart est assez sombre, même en plein jour j'allume la lumière dans la cuisine et la chambre. La salle de bain est quant à elle complètement dans le noir en permanence !).
La partie très bien maintenant. Samedi, j'achète une corde à sauter, nouveau moyen de faire de l'exercice (pas question de se mettre à courir dehors pour moi !). Ne rigolez pas, ça me réjouit vraiment. Et ensuite, je vais dans un endroit trouvé dans le routard la veille... Un petit restaurant spécialisé dans les yaourts ! Ces yaourts adorés, autrefois quotidiens et qui me manquent tant ! Sur la carte, des yaourts avec ou sans fruits, mais aussi des jus de fruits, salades de fruits, des toasts, et quelques plats de riz et de nouilles. Ce n'est pas donné mais ça va. Je jette mon dévolu sur un yaourt avec de la banane pour 1300 Kyats. Je vois le serveur couper la banane en morceaux, se diriger vers le fond du restaurant... Et il revient pour poser devant moi une pinte de yaourt. Oui, oui, une choppe de bière taille pinte, presque remplie de yaourt ! Et, sur la table, une mini-carafe d'un liquide jaune sucré. J'ai savouré mon yaourt, en regardant par l'ouverture le ballet des parapluies colorés sur le trottoir. Le yaourt était délicieux, juste acide comme il faut, la banane mûre à point et très goûteuse, le sucre parfaitement dosé puisque dosé par moi-même. Moralité : je reviendrai ! En plus, complété par un pancake acheté dans la rue, ça m'a servi de déjeuner tant c'était copieux !
Et dimanche, j'étais invitée chez Paul et Marie-Caroline, en même temps qu'une famille de français qui habitent tout près de chez moi. Au menu: long déjeuner sur la terrasse, avec asperges, poulet, fromages et gâteau de semoule à la confiture de cassis, Miam ! J'ai d'ailleurs appris une technique simple et fort bonne pour faire cuire du riz, qui supporte un oubli dans la casserole de 10 minutes sans être trop cuit ! Marie Caroline m'a aussi montré ma probable future chambre : la grande dépendance dans la cour, qui sert d'atelier de céramique, sera séparée en deux pour aménager un coin chambre, avec une salle de bain toute neuve attenante ! Et je suis repartie avec un yaourt à la framboise dans mon sac après avoir mentionné mon manque de produits laitiers et mon expérience de la veille ! (Oui, je me fais complètement dorloter dans cette maison, et au milieu d'un week end sans électricité ça fait du bien ! :p )
Commençons avec la partie pas très bien. Quand l'électricité s'est coupée vendredi soir vers 21h, me laissant finir mes abdos dans le noir, et rapidement sans musique (durée de vie de l'ordinateur non branché : 15 minutes !), je me suis dit que vu l'heure, j'allais me doucher, me coucher et que ça reviendrait dans la nuit. J'ai même laissé les interrupteurs de ma chambre "fermés" en me disant "comme ça, quand l’électricité reviendra, ça me réveillera et je serai contente." Je n'ai pas cessé de me réveiller cette nuit là, mais toujours dans le noir. Quand le lendemain matin l'électricité n'était pas revenue, j'ai trouvé ça louche. Quand, à 14h, à mon retour du centre ville, c'était toujours le désert dans les prises, j'ai compris que ça ne reviendrait pas. Un lien avec la facture l'électricité à échéance du jour que j'ai remise à Care ? Probablement. Et quand, à 18h, j'ai dû visser la lampe frontale à ma tête, j'ai compris que la soirée allait être un brin longuette. Bon, cela m'a au moins permis de lire plein de trucs dans le routard et de bien avancer dans mon roman (Mody Dick depuis quelques semaines déjà).
Vivre sans lumière, sans musique, sans frigo, sans micro-onde, et sans ordinateur, ça va bien 5 minutes ! J'espère régler le problème au plus vite ! (sachant, de plus, que mon appart est assez sombre, même en plein jour j'allume la lumière dans la cuisine et la chambre. La salle de bain est quant à elle complètement dans le noir en permanence !).
La partie très bien maintenant. Samedi, j'achète une corde à sauter, nouveau moyen de faire de l'exercice (pas question de se mettre à courir dehors pour moi !). Ne rigolez pas, ça me réjouit vraiment. Et ensuite, je vais dans un endroit trouvé dans le routard la veille... Un petit restaurant spécialisé dans les yaourts ! Ces yaourts adorés, autrefois quotidiens et qui me manquent tant ! Sur la carte, des yaourts avec ou sans fruits, mais aussi des jus de fruits, salades de fruits, des toasts, et quelques plats de riz et de nouilles. Ce n'est pas donné mais ça va. Je jette mon dévolu sur un yaourt avec de la banane pour 1300 Kyats. Je vois le serveur couper la banane en morceaux, se diriger vers le fond du restaurant... Et il revient pour poser devant moi une pinte de yaourt. Oui, oui, une choppe de bière taille pinte, presque remplie de yaourt ! Et, sur la table, une mini-carafe d'un liquide jaune sucré. J'ai savouré mon yaourt, en regardant par l'ouverture le ballet des parapluies colorés sur le trottoir. Le yaourt était délicieux, juste acide comme il faut, la banane mûre à point et très goûteuse, le sucre parfaitement dosé puisque dosé par moi-même. Moralité : je reviendrai ! En plus, complété par un pancake acheté dans la rue, ça m'a servi de déjeuner tant c'était copieux !
Et dimanche, j'étais invitée chez Paul et Marie-Caroline, en même temps qu'une famille de français qui habitent tout près de chez moi. Au menu: long déjeuner sur la terrasse, avec asperges, poulet, fromages et gâteau de semoule à la confiture de cassis, Miam ! J'ai d'ailleurs appris une technique simple et fort bonne pour faire cuire du riz, qui supporte un oubli dans la casserole de 10 minutes sans être trop cuit ! Marie Caroline m'a aussi montré ma probable future chambre : la grande dépendance dans la cour, qui sert d'atelier de céramique, sera séparée en deux pour aménager un coin chambre, avec une salle de bain toute neuve attenante ! Et je suis repartie avec un yaourt à la framboise dans mon sac après avoir mentionné mon manque de produits laitiers et mon expérience de la veille ! (Oui, je me fais complètement dorloter dans cette maison, et au milieu d'un week end sans électricité ça fait du bien ! :p )
Mauvais point pour le routard !
Dans la dernière édition du Guide du routard sur la Birmanie, on peut lire après l'explication sur les chiffres "comme ça vous pourrez indiquer votre âge en birman, on vous posera souvent la question. L'âge taraude vraiment les birmans, on ne sait pas pourquoi".
Il suffit de discuter un tout petit peu avec un autochtone pour comprendre qu'en birman, on ne s'adresse pas de la même manière à une personne selon son âge (par rapport au nôtre), car on doit le respect aux anciens, et par extension à toute personne plus âgée que nous. Connaître l'âge de son interlocuteur est donc absolument essentiel et va déterminer les termes employés par la suite ! C'était si difficile à avoir, comme information ?
Il suffit de discuter un tout petit peu avec un autochtone pour comprendre qu'en birman, on ne s'adresse pas de la même manière à une personne selon son âge (par rapport au nôtre), car on doit le respect aux anciens, et par extension à toute personne plus âgée que nous. Connaître l'âge de son interlocuteur est donc absolument essentiel et va déterminer les termes employés par la suite ! C'était si difficile à avoir, comme information ?
Aujourd'hui jeudi 19 Septembre
Quand je suis rentrée du travail hier soir, pas d'électricité.
Il y a dans le salon une lampe spéciale qui s'allume dès que le courant s'éteint, malheureusement sa durée d'utilisation est limitée à environ une heure et elle s'allume automatiquement, ce qui fait que quand je suis rentrée, elle était allumée, mais elle s'est coupée 5 minutes plus tard...
De 19h à 21h, j'ai donc fait la vaisselle à la lampe frontale, lu à la lampe frontale... Qui a dit qu'il fallait sortir de chez soi pour faire du camping ?
Bon, le merveilleux dans tout ça, c'est mon cri de joie et mon petit bond en l'air depuis le canapé quand le courant s'est rétabli !
(bon par contre ensuite ma télé est décédée en faisant de drôles de bruits de mini-explosion ! On ne peut pas tout avoir !)
Il y a dans le salon une lampe spéciale qui s'allume dès que le courant s'éteint, malheureusement sa durée d'utilisation est limitée à environ une heure et elle s'allume automatiquement, ce qui fait que quand je suis rentrée, elle était allumée, mais elle s'est coupée 5 minutes plus tard...
De 19h à 21h, j'ai donc fait la vaisselle à la lampe frontale, lu à la lampe frontale... Qui a dit qu'il fallait sortir de chez soi pour faire du camping ?
Bon, le merveilleux dans tout ça, c'est mon cri de joie et mon petit bond en l'air depuis le canapé quand le courant s'est rétabli !
(bon par contre ensuite ma télé est décédée en faisant de drôles de bruits de mini-explosion ! On ne peut pas tout avoir !)
Histoires birmanes - Pasteur et adoption
Lors du déjeuner aujourd'hui, Mi Mi et moi avons discuté de mariage gay, d'adoption, et elle en est venue à me raconter que les pasteurs adoptent souvent des enfants ici (Mi Mi est chrétienne). J'ai pu entendre une histoire assez étonnante (pour moi !) en détails... Je l'écris vite avant de l'oublier !
Une jeune femme était enceinte d'un militaire (qui n'était pas son mari). La mère (ou la belle mère ? Je n'ai pas tout compris !) de cette jeune femme a déclaré ne pas vouloir de l'enfant, aussi, quand l'enfant est né, il a été emmené au temple, avec tous les papiers nécessaires, et la famille a déclaré "Qui veut adopter cet enfant ?". Les gens étaient un peu interloqués. Le pasteur avait deux petites filles, qui ont dit "Papa on peut l'avoir ! On veut ce petit frère !". Et le pasteur de répondre "Euuuh demandez à votre mère quand même !". La mère était d'accord. On a fait examiner l'enfant par un médecin, on a fait venir un avocat, et hop ! L'enfant venait d'être adopté par la famille du pasteur. Si la vieille a déclaré "ne dites jamais à ce garçon qu'il est de ma famille, j'en veux pas !", le pasteur a néanmoins dit à la jeune femme qu'elle pouvait venir voir l'enfant quand elle le désirait.
Les années ont passé, la jeune femme rendait visite à son enfant quelques fois par an. Lorsque le petit garçon a eu 5 ans, elle a multiplié ses visites, à tel point que l'une des filles du pasteur a craint qu'elle ne l'enlève, ne veuille le récupérer. Elle a fait des cauchemars, a parlé de son frère dans son sommeil, et a angoissé chaque matin en partant à l'école. Le pasteur dit alors à sa femme: "la prochaine fois qu'elle vient, dis lui qu'elle ne peut plus venir, donne lui ce qu'elle veut, donne lui de l'argent si elle en réclame, mais qu'elle ne vienne plus, surtout qu'elle est en train de refaire sa vie, de se remarier."
Le petit garçon a été informé qu'il était adopté, que sa mère (biologique) l'aimait mais qu'elle avait refait sa vie. Il s'est exclamé "mais je ressemble à Maman!", ce qui est plutôt amusant car le petit garçon avait la peau foncée alors que sa famille avait la peau claire.
Le petit garçon est maintenant un adolescent et tout se passe bien.
Si la famille du pasteur a tenu à lui dire la vérité, c'est à cause d'un autre événement survenu peu auparavant dans la communauté : un autre pasteur avait adopté un enfant, mais a attendu que celui ci soit à l'université pour lui dire qu'il avait été adopté. Son fils ne lui a plus adressé la parole depuis.
Mi Mi me racontait aussi comme son oncle avait adopté un enfant : il avait des amis dans une situation difficile (la femme souffrait de dépression et la situation professionnelle de l'homme était chaotique) qui avaient eu un enfant (ils en avaient déjà d'autres), et comme l'oncle de Mi Mi ne pouvait pas avoir d'enfant, il lui ont proposé d'adopter cette petite fille qu'ils venaient d'avoir. Elle a donc grandi en voyant régulièrement ses parents biologiques, sans jamais être très proches d'eux.
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve ces histoires assez surprenantes !
PS : J'ai lu beaucoup d'articles qui parlaient de la façon dont on devrait nommer les "parents biologiques": parents quand même ou simples géniteurs ? Nous manque-t-il un mot pour le désigner ? Je n'ai pas encore tranché, alors désolée s'il y a des maladresses dans les expressions utilisées !
Une jeune femme était enceinte d'un militaire (qui n'était pas son mari). La mère (ou la belle mère ? Je n'ai pas tout compris !) de cette jeune femme a déclaré ne pas vouloir de l'enfant, aussi, quand l'enfant est né, il a été emmené au temple, avec tous les papiers nécessaires, et la famille a déclaré "Qui veut adopter cet enfant ?". Les gens étaient un peu interloqués. Le pasteur avait deux petites filles, qui ont dit "Papa on peut l'avoir ! On veut ce petit frère !". Et le pasteur de répondre "Euuuh demandez à votre mère quand même !". La mère était d'accord. On a fait examiner l'enfant par un médecin, on a fait venir un avocat, et hop ! L'enfant venait d'être adopté par la famille du pasteur. Si la vieille a déclaré "ne dites jamais à ce garçon qu'il est de ma famille, j'en veux pas !", le pasteur a néanmoins dit à la jeune femme qu'elle pouvait venir voir l'enfant quand elle le désirait.
Les années ont passé, la jeune femme rendait visite à son enfant quelques fois par an. Lorsque le petit garçon a eu 5 ans, elle a multiplié ses visites, à tel point que l'une des filles du pasteur a craint qu'elle ne l'enlève, ne veuille le récupérer. Elle a fait des cauchemars, a parlé de son frère dans son sommeil, et a angoissé chaque matin en partant à l'école. Le pasteur dit alors à sa femme: "la prochaine fois qu'elle vient, dis lui qu'elle ne peut plus venir, donne lui ce qu'elle veut, donne lui de l'argent si elle en réclame, mais qu'elle ne vienne plus, surtout qu'elle est en train de refaire sa vie, de se remarier."
Le petit garçon a été informé qu'il était adopté, que sa mère (biologique) l'aimait mais qu'elle avait refait sa vie. Il s'est exclamé "mais je ressemble à Maman!", ce qui est plutôt amusant car le petit garçon avait la peau foncée alors que sa famille avait la peau claire.
Le petit garçon est maintenant un adolescent et tout se passe bien.
Si la famille du pasteur a tenu à lui dire la vérité, c'est à cause d'un autre événement survenu peu auparavant dans la communauté : un autre pasteur avait adopté un enfant, mais a attendu que celui ci soit à l'université pour lui dire qu'il avait été adopté. Son fils ne lui a plus adressé la parole depuis.
Mi Mi me racontait aussi comme son oncle avait adopté un enfant : il avait des amis dans une situation difficile (la femme souffrait de dépression et la situation professionnelle de l'homme était chaotique) qui avaient eu un enfant (ils en avaient déjà d'autres), et comme l'oncle de Mi Mi ne pouvait pas avoir d'enfant, il lui ont proposé d'adopter cette petite fille qu'ils venaient d'avoir. Elle a donc grandi en voyant régulièrement ses parents biologiques, sans jamais être très proches d'eux.
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve ces histoires assez surprenantes !
PS : J'ai lu beaucoup d'articles qui parlaient de la façon dont on devrait nommer les "parents biologiques": parents quand même ou simples géniteurs ? Nous manque-t-il un mot pour le désigner ? Je n'ai pas encore tranché, alors désolée s'il y a des maladresses dans les expressions utilisées !
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