Aujourd'hui lundi 9 setptembre
En allant au travail, j'ai vu deux nonnes dans leurs robes rose layette (jusque là, rien d'inhabituel), elles étaient suivies par une dizaine de mini-nonnes qui avaient relevé leurs robes jusqu'à la taille,dévoilant ainsi la jupe rouge en dessous... Ce groupe de petites filles était adorable !
Week end
Ce quatrième week-end birman (et oui, déjà !) fut riche en expérience... Et en soleil, pour une fois !
Samedi, pour aller me promener en centre-ville comme je fais tous les week end, j'ai décidé... De prendre le bus ! ça ne sonne pas si terrible, dis comme ça, et pourtant...
Quand on cherche des infos sur les bus de Yangon sur internet, on tombe systématiquement sur la même phrase "y en a plein, c'est pas cher, mais c'est très compliqué car c'est tout en birman, donc, prenez le taxi". Euh, ouiiii mais comment dire, le taxi même pas cher ça reste 300 fois plus cher que le bus, et puis, ça peut être une expérience sympa !
Jusqu'ici je marchais pour aller en centre ville, mais, s'il n'y a que 5 kilomètres environ, ce n'est pas très agréable, parce que
1) il fait chaud !
2) les trottoirs sont parfois fourbes (même quand il sont en bon état ils peuvent être glissants)
3) le plus simple est de prendre les "grands axes", donc ça revient à marcher une heure au bord d'une 2x3 voies... Pas très agréable ! et enfin...
4) se faire klaxonner toutes les 30 secondes par des taxis qui me croient une occidentale en perdition parce que j'ai décidé de MARCHER, ça commence sérieusement à me taper sur les nerfs (toutes les 30 secondes pendant 1 heure, ça fait beaucoup beaucoup dans les tympans !).
Résultat de tout ça : quand j'arrive en centre ville, je suis fatiguée physiquement et psychologiquement, alors je me balade un peu mais pas très profondément dans la ville, j'achète à manger pour la semaine, et je saute dans un taxi pour rentrer (oui, je m'offre ce luxe pour le retour, surtout s'il pleut !).
Alors bon, n'ayant trouvé aucune information, je suis partie en me disant qu'il y aurait bien quelqu'un qui parlerait trois mots d'anglais et qui pourrait m'aider... Je marche au bord de la route, je vois un bus arrêté à un gros carrefour, je demande à la personne devant la porte "down town ?", il me fait signe que oui, je monte, et voilà !
Il y a toujours un employé à la porte arrière du bus, chargé d'aider les gens à descendre et à monter, car tout se fait au pas de course, parfois même alors que le bus roule ! Ensuite, il passe pour récupérer l'argent. J'ai eu de la chance, le bus a emprunté une route que je connaissais bien pour l'avoir prise à pieds, et quand j'ai vu qu'on était en centre-ville, je suis descendue ! Bon, certes il faisait très chaud dans le bus et on est parfois restés un peu dans les embouteillages, mais pour 100 kyats (soit 8 centimes d'euro) je ne demande pas mieux !
Le centre ville est plein de vieux bâtiments coloniaux mal entretenus, couverts de mousse et avec des plantes qui poussent un peu partout, c'est plein de charme ! Je prendrai des photos la prochaine fois !
Dimanche, j'ai retrouvé Paul et Marie-Caroline (et un de leurs amis), nous sommes allés visiter une Pagode dont j'ai oublié le nom mais qui était très belle. Particularité : son stûpa (le gros truc doré en forme de cloche au milieu) est creux et on peut donc y rentrer, admirer les murs tout dorés, les cadeaux des pèlerins et.... Un cheveu de Bouddha !
Autour du Stûpa, il y a des autels où on vient faire des offrandes (fleurs et fruits) et arroser une petite statue de bouddha avec des verres d'eau. Chaque autel correspond à un jour de la semaine, il faut arroser celui qui correspond au jour de notre naissance. Chaque jour est associé à un animal, il faut aussi arroser sa petite statue. Grâce au smartphone de Paul on a trouvé que j'étais née un mardi, j'ai donc pu aller arroser Bouddha et mon animal (un genre de lion ?), même si j'avais plutôt envie de verser les petits gobelets d'eau sur ma propre tête !
Il y avait ensuite un bassin avec des tortues qu'on pouvait nourrir après avoir acheté une assiette de feuilles/pop corn/ biscuits apéro, et un assez grand bouddha assis.
Nous sommes ensuite retourné au restaurant au bord de l'eau de la dernière fois et nous avons mangé des crevettes panées et frites très miam miam ! Et puis ils m'ont ramenée dans mon palace du Pearl Condominium, puisque Dean rentrait ce même dimanche ! (et du coup je n'ai pas eu besoin de porter mes nombreux sacs de l'un à l'autre ! Héhé !)
Samedi, pour aller me promener en centre-ville comme je fais tous les week end, j'ai décidé... De prendre le bus ! ça ne sonne pas si terrible, dis comme ça, et pourtant...
Quand on cherche des infos sur les bus de Yangon sur internet, on tombe systématiquement sur la même phrase "y en a plein, c'est pas cher, mais c'est très compliqué car c'est tout en birman, donc, prenez le taxi". Euh, ouiiii mais comment dire, le taxi même pas cher ça reste 300 fois plus cher que le bus, et puis, ça peut être une expérience sympa !
Jusqu'ici je marchais pour aller en centre ville, mais, s'il n'y a que 5 kilomètres environ, ce n'est pas très agréable, parce que
1) il fait chaud !
2) les trottoirs sont parfois fourbes (même quand il sont en bon état ils peuvent être glissants)
3) le plus simple est de prendre les "grands axes", donc ça revient à marcher une heure au bord d'une 2x3 voies... Pas très agréable ! et enfin...
4) se faire klaxonner toutes les 30 secondes par des taxis qui me croient une occidentale en perdition parce que j'ai décidé de MARCHER, ça commence sérieusement à me taper sur les nerfs (toutes les 30 secondes pendant 1 heure, ça fait beaucoup beaucoup dans les tympans !).
Résultat de tout ça : quand j'arrive en centre ville, je suis fatiguée physiquement et psychologiquement, alors je me balade un peu mais pas très profondément dans la ville, j'achète à manger pour la semaine, et je saute dans un taxi pour rentrer (oui, je m'offre ce luxe pour le retour, surtout s'il pleut !).
Alors bon, n'ayant trouvé aucune information, je suis partie en me disant qu'il y aurait bien quelqu'un qui parlerait trois mots d'anglais et qui pourrait m'aider... Je marche au bord de la route, je vois un bus arrêté à un gros carrefour, je demande à la personne devant la porte "down town ?", il me fait signe que oui, je monte, et voilà !
Il y a toujours un employé à la porte arrière du bus, chargé d'aider les gens à descendre et à monter, car tout se fait au pas de course, parfois même alors que le bus roule ! Ensuite, il passe pour récupérer l'argent. J'ai eu de la chance, le bus a emprunté une route que je connaissais bien pour l'avoir prise à pieds, et quand j'ai vu qu'on était en centre-ville, je suis descendue ! Bon, certes il faisait très chaud dans le bus et on est parfois restés un peu dans les embouteillages, mais pour 100 kyats (soit 8 centimes d'euro) je ne demande pas mieux !
Le centre ville est plein de vieux bâtiments coloniaux mal entretenus, couverts de mousse et avec des plantes qui poussent un peu partout, c'est plein de charme ! Je prendrai des photos la prochaine fois !
Dimanche, j'ai retrouvé Paul et Marie-Caroline (et un de leurs amis), nous sommes allés visiter une Pagode dont j'ai oublié le nom mais qui était très belle. Particularité : son stûpa (le gros truc doré en forme de cloche au milieu) est creux et on peut donc y rentrer, admirer les murs tout dorés, les cadeaux des pèlerins et.... Un cheveu de Bouddha !
Autour du Stûpa, il y a des autels où on vient faire des offrandes (fleurs et fruits) et arroser une petite statue de bouddha avec des verres d'eau. Chaque autel correspond à un jour de la semaine, il faut arroser celui qui correspond au jour de notre naissance. Chaque jour est associé à un animal, il faut aussi arroser sa petite statue. Grâce au smartphone de Paul on a trouvé que j'étais née un mardi, j'ai donc pu aller arroser Bouddha et mon animal (un genre de lion ?), même si j'avais plutôt envie de verser les petits gobelets d'eau sur ma propre tête !
Il y avait ensuite un bassin avec des tortues qu'on pouvait nourrir après avoir acheté une assiette de feuilles/pop corn/ biscuits apéro, et un assez grand bouddha assis.
Nous sommes ensuite retourné au restaurant au bord de l'eau de la dernière fois et nous avons mangé des crevettes panées et frites très miam miam ! Et puis ils m'ont ramenée dans mon palace du Pearl Condominium, puisque Dean rentrait ce même dimanche ! (et du coup je n'ai pas eu besoin de porter mes nombreux sacs de l'un à l'autre ! Héhé !)
Habitudes birmanes : le thanaka
En arrivant, je me demandais si les femmes portaient toujours, en 2013, du thanaka au quotidien... Et bien, la réponse est oui !
Le thanaka, c'est quoi ?
C'est une pâte faite à partir du bois de certains arbres. Vendu en petits rondins (mais parfois en crème ou en poudre maintenant), on râpe le bois sur une pierre spéciale, on touille avec un peu d'eau, et hop ! On obtient un cosmétique bio et local : de quoi faire baver d'envie tous les bobos parisiens ! :p
Le thanaka, à quoi ça sert ?
La pâte ainsi obtenue sert à hydrater la peau, à la protéger du soleil, de la poussière, et à empêcher la transpiration.
Le thanaka, ça s'utilise comment ?
La pâte d'une couleur jaune très pale est étalée sur les joues en deux grands ronds ou carrés, sur l'arrête du nez, parfois aussi sur le front, plus rarement sur les bras. C'est surtout utilisé par les femmes et les petites filles, parfois aussi les tous petits garçons. ça s'estompe au fil de la journée.
Le thanaka, c'est quoi ?
C'est une pâte faite à partir du bois de certains arbres. Vendu en petits rondins (mais parfois en crème ou en poudre maintenant), on râpe le bois sur une pierre spéciale, on touille avec un peu d'eau, et hop ! On obtient un cosmétique bio et local : de quoi faire baver d'envie tous les bobos parisiens ! :p
Le thanaka, à quoi ça sert ?
La pâte ainsi obtenue sert à hydrater la peau, à la protéger du soleil, de la poussière, et à empêcher la transpiration.
Le thanaka, ça s'utilise comment ?
La pâte d'une couleur jaune très pale est étalée sur les joues en deux grands ronds ou carrés, sur l'arrête du nez, parfois aussi sur le front, plus rarement sur les bras. C'est surtout utilisé par les femmes et les petites filles, parfois aussi les tous petits garçons. ça s'estompe au fil de la journée.
Problème repoussé
Epic news !!
Comme vous le savez, je dois rendre le palace au sultan à la fin du mois de septembre... Et voilà que ma collègue Philippa vient de m'annoncer que comme son mari et elle seront en vacances au mois d'octobre, je pourrai occuper leur appartement pendant trois semaines !!
Youpiiiiiiiiiiiiii !
Comme dit Dean, l'engagement humanitaire ne s'arrête pas quand on passe la porte du bureau ! :)
Comme vous le savez, je dois rendre le palace au sultan à la fin du mois de septembre... Et voilà que ma collègue Philippa vient de m'annoncer que comme son mari et elle seront en vacances au mois d'octobre, je pourrai occuper leur appartement pendant trois semaines !!
Youpiiiiiiiiiiiiii !
Comme dit Dean, l'engagement humanitaire ne s'arrête pas quand on passe la porte du bureau ! :)
Aujourd'hui mardi 3 Septembre
(cette catégorie va bientôt pouvoir s'appeler " Aujourd'hui j'ai mangé" :p )
Après une réunion, ma collègue Mi Mi m'a rapporté un en-cas distribué lors de ladite réunion (!) : du riz gluant parfumé au lait de coco, avec à l'intérieur un morceau de banane qui n'avait ni le goût ni la consistance de banane, le tout enveloppé dans des feuilles de bananiers (je pense), très souples et très solides, pratique ! C'était très très miam !
Après une réunion, ma collègue Mi Mi m'a rapporté un en-cas distribué lors de ladite réunion (!) : du riz gluant parfumé au lait de coco, avec à l'intérieur un morceau de banane qui n'avait ni le goût ni la consistance de banane, le tout enveloppé dans des feuilles de bananiers (je pense), très souples et très solides, pratique ! C'était très très miam !
Aujourd'hui dimanche 1er Septembre
Je me suis retrouvé dans une situation assez improbable !
Les musiciens avec qui Paul joue parfois de la trompette donnaient un concert au très prestigieux hôtel The Strand. En arrivant, nous avons pu constater qu’il ne s’agissait nullement d’un concert public, mais d’un événement promotionnel organisé par une marque de cosmétiques française ! Tout le gratin de Yangon était là, en robe de soirée, talons aiguilles et costards, à boire du champagne et à se faire photographier par les nombreux journalistes présents ! La soirée se prolongeait avec un diner… Le tout en musique !
Les amis musiciens de Paul ne se sont pas démontés : ils nous ont installé trois chaises juste derrière d’autres musiciens, un ensemble classique qui jouait aussi. Super place pour écouter ! Comme c’est apparemment souvent le cas en Birmanie, le mélange des genres ne fait pas peur : nous avons eu le Canon de Pachelbel, et trois morceaux plus tard « 21 guns » de Green Day, version classique ! Ensuite il y a eu quelques morceaux de Jazz par les amis de Paul, puis des chansons bien dégoulinantes d’amour par des chanteuses différentes à chaque fois ! Au bout de quatre chansons, on a craqué et discrètement fui… Mais c’était drôle d’être là sur la scène, en tongs et buvant des canettes de café glacé, à observer ce beau monde !
Les musiciens avec qui Paul joue parfois de la trompette donnaient un concert au très prestigieux hôtel The Strand. En arrivant, nous avons pu constater qu’il ne s’agissait nullement d’un concert public, mais d’un événement promotionnel organisé par une marque de cosmétiques française ! Tout le gratin de Yangon était là, en robe de soirée, talons aiguilles et costards, à boire du champagne et à se faire photographier par les nombreux journalistes présents ! La soirée se prolongeait avec un diner… Le tout en musique !
Les amis musiciens de Paul ne se sont pas démontés : ils nous ont installé trois chaises juste derrière d’autres musiciens, un ensemble classique qui jouait aussi. Super place pour écouter ! Comme c’est apparemment souvent le cas en Birmanie, le mélange des genres ne fait pas peur : nous avons eu le Canon de Pachelbel, et trois morceaux plus tard « 21 guns » de Green Day, version classique ! Ensuite il y a eu quelques morceaux de Jazz par les amis de Paul, puis des chansons bien dégoulinantes d’amour par des chanteuses différentes à chaque fois ! Au bout de quatre chansons, on a craqué et discrètement fui… Mais c’était drôle d’être là sur la scène, en tongs et buvant des canettes de café glacé, à observer ce beau monde !
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